Trois déclarations

déclaration une : toile blanche, boîte, toiles noire, livre - 14/07/2017

déclaration deux : scotchs, spire, toupie, poire - 29/09/2017

déclaration trois : trois patrons, chaise - 29/10/2017

Toute la ville en parle, CIPM, Marseille, 28 avril 2017




Dans l’expression “Toute la ville en parle”, le verbe indique une relation entre les habitants ; cette relation, cette circulation, c’est ça qu’on appelle ville. Quand je dis : “Toute la ville en parle”, la ville est paroles. Le livre, c’est pareil, c’est relations, circulation. C’est réverbération, reprises, espacements. En un mot : une économie — si tu permets que je ramène tout cela à un seul mot, et à ce mot en particulier. Cette économie, entre les habitants, s’appelle ville. Entre les éléments du texte, elle s’appelle livre. 
(Pascal Poyet, extrait)


Le cent-unième titre des éditions contrat maint a paru l’automne dernier. C’est l’occasion pour les éditeurs, Françoise Goria et Pascal Poyet, de proposer, sous la forme d’une ‘lecture écrans performés’ intitulée Toute la ville en parle, quelques réflexions images et paroles à partir de cette expérience en cours partie intégrante de leurs travaux d’artiste et de poète, et de convier deux artistes et/ou auteurs (entre autres titres possibles), Madeleine Aktypi et Laurent Septier, récemment publiés dans la collection, à intervenir à leurs côtés.

Toute la ville en parle

Françoise Goria et Pascal Poyet


vendredi 28 avril 2017 à 19h

Toute la ville en parle, L'Adresse du printemps de septembre, 31 janvier 2017

 
Ecoute. Contrairement aux apparences, ce n'est pas le texte qui est dans le livre, c'est le livre qui est dans le texte. Quel mot rentrera chez lui avec quel autre mot ? Chaque texte tel que nous le recevons, sur sa ou ses feuilles de format A4 ou dans son fichier informatique, cette étape, cet état, qu'on appelle manuscrit, est susceptible de contenir un livre. C'est du livre contenu dans le texte que l'objet matériel qu'on appelle livre tient son nom de livre. Tu comprends, c'est comme lorsqu'on dit : "Toute la ville en parle"…


Toute la ville en parle

lecture écrans performés 

par Françoise Goria et Pascal Poyet 

présentation - conversation autour - des éditions contrat maint 

le mardi 31 janvier 2017 à 19h 

à L'Adresse du Printemps de septembre, 2 quai de la Daurade, Toulouse. 

Ce rendez-vous est le premier d’une carte blanche à contrat maint
L’Adresse recevra chaque mois, de mars à juin, un auteur de contrat maint invité à “donner des nouvelles de son travail”.

Un supplément d'aventure, ENSP Arles, 5 décembre 2016





Lundi 5 décembre 2016 
Françoise Goria & Pascal Poyet
à l'Ecole Nationale de la Photographie d'Arles 


réalisation d'une lecture écrans performés
Un supplément d'aventure, 4.1

puis présentation des éditions contrat maint 
103 ouvrages de contrat maint sur la table

merci à Gilles Saussier pour son invitation et son accueil





Paraissent - 2016


Il paraît, relu et augmenté, reparaît douze ans après sa première publication, à l’occasion de la sortie d’un second volume intitulé, en miroir, Elle paraît.

Il paraît réunit dans cette nouvelle mouture 490 fragments retenus par Goria, à l’écoute distraite d’une radio dans le noir de son labo photo. Si ces bribes d'informations issues de domaines extrêmement variés, tels que la géographie, le sport, les arts et lettres, l'esprit, l'économie, ou encore l'agriculture, arrivent par hasard jusqu'aux oreilles de l'auteur, leur choix, leur montage construisent a posteriori un point de vue, un sentiment minutieux de l'air du temps. Elles font apparaître le monde en autant de fragments infimes émergeant du réel transcrit par les média. Entre l'écoute et l'écriture, la formule "Il paraît que…", débutant chacun de ces fragments d’une seule phrase, ouvre le même espace que le déclic de l'obturateur dans une prise de vue.

Elle paraît souligne en 491 nouveaux fragments la persistance du propos mais aussi son déplacement ou son retournement. L’agencement de formulations discontinues construit à partir de l'écoute flottante d'informations qui circulent en flux est devenu pour l'auteur une pratique continuelle et parallèle à son activité de photographe. Si les domaines abordés par la même formule déclic "Il paraît que…" sont toujours aussi variés (ce volume, comme le précédent, se conclut par un index), nos modes d'accès à l'information ont, eux, profondément changé avec les technologies numériques : il s'agit désormais de donner une sorte d'évidence à des faits qui ne se manifestent plus que par la capacité que nous avons à les faire apparaître, à leur donner une consistance. Les énoncés de ce second volume ont d'abord été écrits dans le blanc ménagé sur les pages du premier volume, comme pour mesurer l'écart entre deux époques mais aussi la distance entre un monde de plus en plus lointain et médiatisé et la proximité toute tactile d'un objet : le livre.  


Cette édition se présente sous une forme particulière, en costume trois pièces

Il paraît, revu et augmenté
Elle paraît
Paraît, réunissant les deux précédents

dessinés par Philippe Millot
publiés par Olivier Gadet
aux éditions Cent pages / coll. Cosaques
disponibles en librairie depuis le 22 septembre 2016


Extraits :

685 - Il paraît que c'est parce que la seule photographie connue de lui a été imprimée inversée que l'on a cru longtemps que Billy the Kid était gaucher.

686 - Il paraît que pour calculer numériquement la solution d'un problème, il faut d'abord discréditer le modèle général.

687 - Il paraît que chaque branche d'un arbre peut posséder son propre génome.

Un supplément d'aventure, Université Toulouse-Jean Jaurès, 29 septembre 2016

à l'occasion du colloque international The Mediterranean and its Hinterlands - Le pays en profondeur (28-30 septembre 2016) -  Laboratoire Cultures Anglo-Saxonnes (CAS) - Maison de la Recherche - Université de Toulouse-Jean Jaurès, nous présenterons :

Un supplément d'aventure

lecture écrans performés

jeudi 29 septembre à 18h

Maison de la Recherche - salle D29
Université de Toulouse-Jean Jaurès
Métro Mirail-Université.

+ Un choix de titres des éditions contrat maint présenté par la librairie Études Mirail.

au plaisir de vous y retrouver,

Françoise Goria & Pascal Poyet

 …

On le presse de le faire. Il raconte. "Je ne te cacherai rien." Ce supplément d'aventure il raconte. Répète. Ce qu'on lui a prédit, ordonné. En mêlant le futur de la prophétie à celui de l'injonction raconte. Qu'il repartira. Mais cette fois en direction de la terre. Ira. De ville en ville avec. Quelle idée! Une rame sur l'épaule. Sa "bonne rame". Ou sa "rame bien faite". Ou "bien ajustée". Selon les traductions. Mais "bien faite" "bien ajustée" en un seul mot.
 

Cent cinq titres chez contrat maint

Les éditions contrat maint : 105 titres
La liste des auteurs et des titres : ici
et pour commander ou acheter : 

Je digitalise comme un fou, 3.1

Extrait de "Je digitalise comme un fou" 3.1, 2015, performance, 23 minutes
A l'occasion du workshop images & écriture "Vivent les disjonctions !" que nous mènerons à l'école média art e|m|a fructidor à Chalon sur Saône, nous présenterons une nouvelle version de: 

Je digitalise comme un fou

lecture écrans performés

le mercredi 18 novembre 2015 à 19 heures.

Tous les détails sont sur le site de l'école:

école|média|art|fructidor :: Chalon sur Saône :: ema fructidor 
http://emafructidor.com/ema/je-digitalise-comme-un-fou-3-1-lecture-ecrans-performes/

Au plaisir de vous y retrouver, si vous êtes dans la région!

Françoise Goria & Pascal Poyet

Pieds, plis, pas

Pieds, 2016, C-print, dimensions variables

Plis, 2016, C-print, dimensions variables

Plis, 2016, C-print, dimensions variables

Groupe 2

Groupe 2, tirage sur papier baryté, dimensions variables